REER ou CELI ? C'est la question que se posent chaque année des millions de Canadiens. La bonne réponse dépend de votre taux marginal actuel, de votre revenu de retraite prévu et de votre besoin de flexibilité. Voici un guide complet pour décider.
La règle d'or en une phrase
Choisissez le REER si votre taux marginal pendant vos années de cotisation est plus élevé que celui prévu à la retraite. Choisissez le CELI dans le cas contraire, ou lorsque la flexibilité prime.
Comment fonctionne chaque régime ?
| Critère | REER | CELI |
|---|---|---|
| Cotisation déductible du revenu | ✅ Oui | ❌ Non |
| Croissance libre d'impôt | ✅ Oui | ✅ Oui |
| Retraits imposables | ✅ Oui — ajouté au revenu | ❌ Non — 100 % libre |
| Impact sur prestations gouvernementales | ⚠️ Oui (RRQ, SRG) | ❌ Aucun |
| Plafond 2026 | 32 490 $ ou 18 % du revenu | 7 000 $/an (105 000 $ cumulatif) |
| Droits reportés | ✅ Indéfiniment | ✅ Récupérés jan. suivant |
| Âge limite | 71 ans (→ FERR) | Aucune limite |
Quand le REER est clairement avantageux
Supposons que vous gagnez 100 000 $ aujourd'hui (taux marginal combiné ~49 %) et que votre revenu de retraite sera de 45 000 $ (taux marginal ~33 %). Une cotisation REER de 10 000 $ vous donne un remboursement immédiat de ~4 900 $. À la retraite, ce retrait est taxé à ~33 %. Résultat net : économie nette de ~1 600 $ en impôts.
Quand le CELI est préférable
Si vous avez un revenu modeste maintenant (taux marginal 27 %) et prévoyez un revenu de retraite similaire, la déduction REER est peu avantageuse. Le CELI permet une croissance libre d'impôt sans impacter votre Supplément de revenu garanti (SRG) ou votre Allocation canadienne pour enfants.
La stratégie hybride optimale
- Cotisez au REER pour obtenir le remboursement d'impôt
- Investissez ce remboursement dans votre CELI
- À la retraite, puisez d'abord dans le REER (puis le CELI pour les dépenses flexibles sans impôt)